


Photographier, c’est écouter la lumière respirer.
Sous le titre Le Corps Armé, j’explore la tension du corps dans ses états de résistance, de vigilance et d’attente. Cette série double met en regard deux formes de puissance contenue : celle des gardiennes de hockey, figures féminines de concentration et de grâce défensive, et celle des joueurs en pénalité, corps masculins immobilisés par la règle, suspendus dans le temps du jeu.
La glace devient ici un espace symbolique — un théâtre de lumière, de tension et de silence. Elle façonne les gestes, amplifie les respirations, révèle les zones de fragilité et de force. Dans la clarté froide des patinoires, les corps s’arment de calme, de patience, de présence.
LES GARDIENNES DU GIVRE
Les gardiennes incarnent la puissance silencieuse. Postées face au danger, elles défendent leur cage comme on défend un territoire intérieur. Leur posture, leur souffle, leur regard derrière la grille témoignent d’une maîtrise absolue du geste et du temps.
LES GARDIENNES DU GIVRE interroge la lumière sur ces corps protégés, la tension de l’attente, la beauté de la concentration. Ce sont des portraits de femmes en position de force, dans un espace où la règle et la pression sont celles du collectif et du jeu. Elles pourraient appartenir à n’importe quelle équipe, même masculine, tant leur engagement dépasse la question du genre.
